Clémence Veilhan

Et les fruits passeront la promesse des fleurs

« Que peut-on donc raconter d’intéressant ou d’utile ? Ce qui nous est arrivé, ou bien est arrivé à tout le monde, ou bien à nous seuls ; dans le premier cas ce n’est pas neuf, et dans le second cela demeure incompréhensible. Si j’écris ce que je ressens, c’est ainsi que je diminue la fièvre de ressentir. Ce que je confesse n’a pas d’importance, car rien n’a d’importance. Je fais des paysages de ce que j’éprouve. Je donne congé à mes sensations. Je comprends parfaitement les femmes qui font de la broderie par chagrin, et celles qui font du tricot parce que la vie existe. Ma vieille tante faisait des patiences pendant l’infini des soirées. Ces confessions de mes sensations, ce sont mes patiences à moi. »

Le livre de l’intranquillité, Fernando Pessoa

« je raconte une histoire ; le passage de l’enfance au monde adulte - celle d’un trouble, d’une enfance perdue, d’un commencement impossible. Au départ, quelques figures adultes désaxées. Le récit d’un corps en perpétuel mouvement, instable, bouleversé. Ce corps est le lieu de tous les possibles, d’un avenir, d’une promesse. » Clémence Veilhan

La première exposition de Cléménce Veilhan à la Galerie Laure Roynette réunit trois séries photographiques. 

24 images dans la vie d’une femme 

Clémence Veilhan pense à vingt quatre étapes marquantes de sa vie. Elle les rejoue 

spontanément en s’imposant des règles strictes : les photographies sont réalisées à la chambre, dans le temps le plus court possible, un seul “plan-film” par photographie, chaque image s’inventant sur le moment même des prises de vues.

Je n’ai jamais été une petite fille 

Clémence Veilhan propose à 38 femmes de venir poser dans sa robe de petite fille. Une robe d’enfant, seul objet qui lui reste de son passé. Peu à peu craquée, déchirée, chaque fille lui donne une nouvelle forme, et de nouveaux souvenirs. « Le jeu m’évoque les photographies de Lewis Caroll, où les petites filles semblent avoir grandi d’un coup. »

Chewing-Girls

Clémence Veilhan propose à 50 filles de venir en Lolita poser nue en faisant une bulle de chewing-gum.

« Se passera-t-il quelque chose un jour ? Ou resterons-nous à tout jamais enfermées dans cette mauvaise photographie ? Est-ce que les bulles les recouvriront entièrement jusqu’à les faire disparaître ? Est-ce que les filles exploseront lorsque les bulles éclateront ? Ou est-ce que ces explosions provoqueront notre fin à tous ? »

Expositions 

2014 : Prisonnières, Les Docks des Suds, Marseille

2013 : 24 images dans la vie d’une femme, Théatre Victor Hugo, Bagneux 

Retour au château des objets reclus, Château de Nogent-Le-Roi

2012 : Les Oiseaux, Galerie Benj, Paris

2010 : Jeune création, Le 104, Paris 

Nimp, Le point Ephémère, Paris

2009 : Dream and awake, Librairie OFR, Paris 

Lam, Galerie Fast Cool, Madrid

2008 : Chewing-Girls, Centre LGTB, Mois européen de la photographie, Paris 

Je n’ai jamais été une petite fille (Work in progress), Galerie Mycroft, Paris 

Chewing-Girls (Work in progress ), Gaelrie Mycroft, Paris

Résidence

2013 : Maison d’arrêt des femmes des Baumettes, Marseille

..............................

Clémence Veilhan a été l’assistante de Nan Goldin entre 2009 et 2011. Elle a travaillé comme assistante 

réalisateur pour différents documentaires de 2001 à 2007. Elle a étudié le cinéma à l’université Paris 3, et a joué au théâtre de 1992 à 2000.

CHEWING GIRLS - texte de Clémence Veilhan

 

 « La vie au bout du compte est une Mauvaise photographie »

Les Chambres, poème du temps qui ne passe pas,1969, Louis Aragon

Cinquante filles, mais qui sont-elles exactement ?

Un groupe de révolutionnaires armées de bombe-chewing-gum ? Les dernières créatures artificielles de la société du spectacle ? Des zombies nomades de l’ego ? Des mythomanes qui veulent se faire passer pour des petites filles, ou des petites filles vieillies prématurément ?

S’agit-il de machines à fabriquer des clichés, de jeunes filles en quête identitaire, de suicidaires, ou de fans de Sue Lyon ?

Elles ont vingt ans et un peu plus. Prises entre l’insouciance, les rêves, les contraintes biologiques et sociales, elles doivent devenir des adultes. Elles entrent dans le monde. Elles y cherchent une place. Elles occupent aussi un nouveau corps. Plus tout à fait celui de l’adolescence, pas encore vraiment celui d’une femme. 

De nouvelles formes qu’elles n’ont pas choisies. 

C’est à cette période de ma vie que j’ai pris mes premières photographies, des autoportraits. Je me demandais : Sommes-nous seulement une succession de formes physiques ? Sans existence réelle ? Une enveloppe aussi vide qu’une image de magazine ? Une bulle de chewing gum ? 

Alors, à la façon d’un travail documentaire, je me suis tournée vers d’autres filles de mon âge. 

Vivaient-elles comme moi toutes ces incertitudes ? 

Voyaient-elles aussi la vie comme une mauvaise photographie ? Et comment se positionneraient-elles à l’intérieur du cadre de mon questionnement ?

Ces filles, je les ai rencontrées au hasard de la vie. Je ne les ai pas choisies. Certaines m’ont appelée sans que je les connaisse, d’autres sont mes meilleures amies. Parfois, je les ai abordées dans des cafés, dans des soirées, ou à la fac. Parfois, elles m’ont abordée spontanément, comme pressées d’être devant l’objectif. 

Au fond, sans nous chercher vraiment, nous nous sommes trouvées.

Le jeu était ouvert à toutes, il suffisait d’en accepter la règle:

Vous avez envie d’exploser.

Vous avez plus de 18 ans, moins de 30 ans. 

Vous n’avez pas d’enfant.

Vous viendrez chez moi

Sans trop vous maquiller. 

Vous vous poserez devant un fond blanc. 

Dans les limites d’un cadre étroit

Que j’aurais défini 

Une fois pour toutes.

Vous vous montrerez nues, 

de la manière la plus simple possible.

Vous abandonnerez toute volonté de correspondre aux clichés de la beauté.

Le temps de chaque composition, 

vous accepterez l’immobilité .

Vous regarderez l’objectif 

Vous ferez une bulle de chewing-gum. 

Je vous photographierai.

Après,

je vous montrerai les planches contacts et je vous donnerai des tirages des photographies réalisées. 

A aucun moment vous ne devrez oublier que ce n’est qu’un jeu. 

Cette expérience ne pourra aboutir que si elle vous amuse.

L’ironie a fait qu’à travers cette étude, ces après-midi entières de discussion, après avoir cherché, organisé, pratiqué l’expérience, les questions sont restées entières. Enfermées à jamais dans les bulles de chewing-gum ? 

Ensemble, nous avons ri. A l’heure des manifestes, nous nous retrouvions face à une immense interrogation.

Se passera-t-il quelque chose un jour ? Ou resterons-nous à tout jamais enfermées dans cette mauvaise photographie ?

Assisterez-vous à leur métamorphose ? Est-ce que les bulles de chewing-gum les recouvriront entièrement jusqu’à les faire disparaître ? Est-ce que les filles exploseront lorsque les bulles éclateront?

Ou est-ce que ces explosions provoqueront notre fin à tous ?

Clémence Veilhan

Nuage rouge à gauche d'un soleil noir - Maurice Corcos

Nuage rouge à gauche d’un soleil noir 

Maurice Corcos

Qu’est-ce qui est donné à voir dans ce qu’ici ose s’exposer, se mettre en scène, et finalement en images ? 

Et qu’y a-t-il à voir derrière qui, … heureusement et malheureusement, échappe ? 

Les blessures sont là bien visibles, l’œil perçoit où ça saigne mais ne peut encore voir ce qui saigne ? Il va lui falloir plisser. 

Voit-il une enfin belle histoire ou n’est-ce toujours qu’une mauvaise fiction, un corps présent et vivant ou le corps de l’absence, une mémoire sensuelle du corps qui a gardé le sentiment de la forme ou son masque monstrueux, un besoin insatisfait ou un désir avorté, une joyeuse mutinerie enfantine ou un grain de folie triste par manque d’appétit. 

Ces images sont des photos en quête d’identité. Le féminin par nature en mouvement est là immobilisé comme pour mieux permettre au masculin de céder à sa pente naturelle : la réflexion. Ces images sont des radiographies de la peur qui veulent témoigner de ce qui a fait défaut … sans haine car sans reproche. Un regard porteur d’une filiation.

Ce qu’elles ont de commun ? Quelque chose qui résiste à l’adolescence qui vient, est venu s’en faire un tour, et s’en est déjà allé. L’obsolescence de l’enfance nuit gravement à la santé des jeunes adultes qui ne l’ont pas totalement vécue. Le corps où d’hallucinantes métamorphoses se mettent en branle, imposent à l’esprit de bien trop difficiles abstractions.

Voilà une galerie d’étranges mannequins que l’auteur passéise et désérotise en leur faisant porter d’anciennes robes, celles de son enfance à elle, peut-être même de l’enfance d’une Autre.

Pourquoi diable sont-elles devenues si subitement trop grandes pour d’anciens vêtements qui ne sont guerre plus d’époque ? 

Telle Alice bien sûr qui grandit monstrueusement, selon les étranges diktats d’une nourriture injonctive, et qui alors « n’est plus très sûre d’être elle-même », ni même s’il reste « assez d’elle-même pour former une seule et unique personne ».

Telles des Cendrillons, avides d’aller au bal, plus maladroitement que mutinement vêtues de leurs robes de fillette, en apparaissant bien mal d’être ainsi fagotées. Il manque quelqu’un près d’elles … une marraine qui pourrait les arranger. 

Pourquoi cet étrange bal masqué où l’infantile est ainsi crûment convoqué ?

Pour refuser la violence animale de l’homme sûrement, mais aussi pour solliciter quelques souvenirs, ceux ou ainsi attifées pour de merveilleuses fêtes ou d’étranges cérémonies, elles étaient les reines d’un jour, unique objet d’amour de leur unique objet d’amour, et aussi réflexivement de tous ceux qui les regardaient, et parmi lesquels elles ignoraient la possible présence d’Humbert Humbert.

Mais voici déjà une autre galerie, plus agressive encore en ce qu’elle témoigne d’un arrachement de l’enfance, mais aussi et en même temps plus attendrissante en tant qu’appel à ce que la vie s’arrondisse,… d’abord avec une jolie bulle de chewing-gum, merveilleuse car joyeuse incarnation de l’objet invisible cher à Giacometti. Et l’on se souvient que Humbert Humbert ne supportait pas que Lolita fasse des bulles avec un chewing-gum, sans cesse malaxé et médité, jusqu’à ce qu’il n’ait plus de goût, alors qu’il jouait à faire la Mère avec elle. Et l’on sait sa panique et sa détresse de cannibale mélancolique, le jour où il la retrouva ronde. Et sa fuite tel un vampire poursuivi par la croix.

A qui et à quoi rêvent les enfants-bulle ? De qui et de quoi les jeunes filles éprouvent-elles le besoin d’être grosses ? Les fruits dépasseront-ils la promesse des fleurs dans ce pays où la chair, comme a dit Rimbaud, « est encore un fruit pendu dans l’arbre » ?

Il y a une aura étrange qui nimbe tous les personnages de ces premières photos, qui les fait comme avancer au premier plan, qui parle pour eux, et rend supportable la précarité de leur condition. Elle dit : « cette image est le témoin de ce qu’il y avait juste avant l’accident » : le jeu innocent et sans règles. Les autres images disent joyeusement ce qu’il y aurait pu y avoir. Aucune image ne s’aventure à incarner l’événement et le drame. 

Les images d’après, non exposées ici, sont celles de la série des oiseaux, inspirées du film éponyme d’Alfred Hitchcock. Sur l’une d’elle : une adolescente les yeux bandés de blanc, un bouquet à la main attend sur un fond uniformément blanc, si ce n’est un carré noir. Oui Tippi Hedren portera le même bandeau après l’agression. Oui elle aura le même geste d’effroi vis-à-vis des oiseaux qui menacent ses yeux, que celui qu’elle adoptera lorsque l’homme viendra la protéger. Oui, elle aura le même regard vague, la même raideur, la même absence aux autres et jusqu’à elle-même, quand elle était enfant et s’appelait Marnie. Il semble que la duplicité de certains hommes – corbeaux de malheur -  empêche définitivement les jeunes filles en fleurs de se laisser approcher par quiconque. Mais il ne faut pas s’y tromper, c’est bien, dans le film, la mère qui ne supportant pas de n’être plus l’unique objet d’amour de son fils, commande à la nature de se révolter et dirige les attaques des oiseaux vers l’impétrante. 

Quoiqu’il en soit, dans ce jeu de faux semblant que l’artiste croit avoir compris et que le spectateur méconnaît encore, l’image de soi du premier, prisonnière d’un aveuglement, défile en toute inconscience (c’est là le génie et le gain de l’art) de laisser l’inconscient s’exprimer. Cette image défile à la recherche d’un regard qui lui dirait une appartenance, tout en se bandant les yeux pour fuir les regards trop effrayants, les regards désirants effroyables. Elle ne veut plus ni être dévisagée ni qu’on perçoive son trouble. Mais provocatrice, elle dit en même temps qu’elle est prête à tout subir sans rien voir … comme lorsqu’elle jouait innocemment à « Colin-maillard », ignorance d’ignorer les dangers du monde. 

Le secret de sa fatale stratégie est qu’elle a fini par se débarrasser de tout désir pour faire de la place dans sa tête et dans son corps à d’autres éprouvés et d’autres pensées, et par projeter sur l’autre sa source pulsionnelle. En l’expulsant ainsi elle oblige cet autre, n’importe quel autre, y compris bien sûr le spectateur, à les vivre à sa place, et à ne plus les oublier, et à ne plus  l’oublier. Georges Bataille n’est pas loin : Elle ne répond pas au désir de l’autre comme le ferait la première venue, elle projette en lui son avidité, elle injecte dans son esprit ses fantasmes anciens d’enfant-bulle. Il lui devient bien difficile dès lors de ne pas s’impliquer ou simplement de rester à l’extérieur. Mais s’il ne se dérobe pas, alors il verra que ce soleil noir est traversé sur sa gauche tout près du cœur, par un nuage rouge incandescent.

Les images d’après c’est aussi la série « les belles endormies » chères à Kawabata et non exposées ici. Des jeunes femmes somnolent et rêvent dans le célèbre parc aux statues du Buen Retiro de Madrid. C’est l’été.  Quelqu’un va venir, on le sent, on l’attend dans une veille inconsciente ou tout ce qui pourrait se jouer aurait le sens d’un jeu d’enfant, sans a priori et à l’insu l’un de l’autre. Mais ces « belles endormies » évoquent tout autant le « Blow-up » d’Antonioni et de ces photos qu’il faut agrandir pour comprendre, en grandissant avec elles, les affres de l’amour jusqu’au meurtre passionnel ?

Un crime a été commis. Il faut le mettre en lumière, mais pas sous le jour le plus cru. L’éclaircie poétique de cet alanguissement sur l’herbe inquiète par la parcellisation des images. Un meurtre a été commis et les images déjà se dérobent.

Il y a toujours une ombre qui s’interpose entre Clémence V et sa photo. Et c’est très bien comme ça. Il revient au spectateur de voir ce qui s’y tapi et crève les yeux.

C’est que malgré et grâce à cette limitation, l’ambition touche au but : l’image a la densité pulsionnelle du corps, le besoin n’écrase pas le désir et l’histoire est une fiction psychiquement vraie.

Ainsi le projet, le processus, le chemin est-il toujours  plus important que le but. 

Que voit-on donc ici ? Une image reliée nerveusement au corps de l’artiste. 

Que nous est-il donc proposé là ? Ouvrir cette image pour éprouver ce qu’elle contient douloureusement, les absences de substance corporelle du temps qui dès lors ne passe pas, induit la solitude et le difficile partage du plaisir. 

Personne donc ne viendrait plus la prendre en photo … sinon elle-même ?

(Texte écrit en novembre 2014 pour l’exposition de Clémence Veilhan « Et les fruits passeront la promesse des fleurs» - Galerie Laure Roynette 20 rue de Thorigny 75003 Paris - du 29 novembre  2014 au 20 janvier 2015)

Biographie Clémence Veilhan

Née le 16 /12/1980 à Paris 11e

Expositions

2014 (en cours) “ Prisonnières ”, création d’un projet photographique à la prison des Baumettes à Marseille / Projet soutenu par le fond INPACT et la région PACA

2013 “ Retour au château des objets reclus ”, Exposition collective, Château de Nogent-Le-Roi 

(Conseil Général d’Eure et Loire) 

2012 “ Les Oiseaux ”, Galerie BENJ, Paris

2010 “24 images dans la vie d’une femme”, Salon de la Jeune Création, Exposition collective, 

Le CENTQUATRE, Paris 

“N1MP”, Exposition collective, Le POINT ÉPHÉMÈRE, Paris 

2009 “Dream and Awake”, Exposition collective, Galerie OFR, Paris 

“LAM”, Exposition collective, Galerie FAST COOL, Madrid

2008 “ Chewing-Girls ”, Mois Européen de la photographie, Exposition collective, Centre LGTB, Paris 

“Je n’ai jamais été une petite fille (work in progress) ”, Galerie MYCROFT, Paris 

“Chewing Girls (work in progress) ”, Galerie MYCROFT, Paris

Assistante d’artistes

2008-10 Assistante de la photographe NAN GOLDIN, création de l’exposition “Scopophilia” pour le Musée du Louvre

2006-08 YAMI 2 PRODUCTIONS / CHRISTOPHE NICK, Assistante réalisateurs pour les documentaires de la société

2001-04 LA GROSSE BOULE PRODUCTIONS (NOVA), Assistante réalisateurs pour les documentaires de la société

1999-00 Assistante de l’artiste et scénographe RODOLFO NATALE, création d’une exposition pour 

“San Francisco International Art Exhibition” & création de décors de théâtre

Ateliers / Worshops

2012-13 Atelier photographique avec des adolescents, Mairie de BAGNEUX

2010 Photographe pour le projet “Image de soi” auprès de jeunes filles Tzigannes, Conseil Général de Haute-Garonne

Bourses, Concours

2013 INPACT, soutien à la création 

Région PACA, soutien à la création

2011 Hors Série, soutien à la création

2010 Jeune Création, sélection 2010 

080 (société), mécénat

2008 Photo Collection, Lauréate 

New York Photo Festival, nominée pour la catégorie Fine Art, series

Publications

BLINK (2012), Cinquantecinq (Revue d’Emeric Glayse, et Etienne Dodet, 2012), Wienerin (Autriche, 2011), Lamono (Madrid, 2009), Réponse Photo (Coup de coeur, 2008), Libération Le blog (2009) et autres revues WEB.

Formation

2005 Licence de Cinéma et Audiovisuel à l’Université Paris 3

FAIS PAS TON CINÉMA - Clémence Veilhan

Une série photographique de Clémence Veilhan,avec Lolita Chammah réalisée pour le magazine Madame Figaro

Dans le cadre d'une carte blanche sur le thème du cinéma donnée par le magazine Madame Figaro, Clémence Veilhan a proposé à l'actrice Lolita Chammah de rejouer des rôles mythiques du cinéma. De Sue Lyon, à Gena Rowlands, l'actrice revisite ces images fondatrices comme si elle rêvait seule dans sa chambre...

Equipe artistique et technique :

LARA HIRZEL, DUNE VARELA, THOMAS BORNOT,et Renaud Cornu, Ameyes Aitoufella, Arthur Frainet.

Photographie l'Avventura : (c) Dune Varela
 Coiffures et maquillages : Albane Cousinard
Costume Peau d'âne : Robe Vivienne Westwood Gold Label
Costume Taxi Driver : Chapeau, chemise, short American Appparel
Costume L'avventura : Robe Agnes b.
Costume Une femme sous influence : Peignoir Mamie Blue, Swing Time
Merci à : Rebecca Wirth, Romain Grandadam, Jean-Paul Gaultier, Fabrice Langlade, Velvette, Hélène Tolède-Couronnes, Chloé Safra.